Bernard de PARADES
Une vie dédiée à la culture bretonne

 

Biographie : Bernard de Parades (1921-2000)

L’activité de Bernard de Parades fut tellement foisonnante qu’elle n’est pas résumable.

Né à Nantes en 1921, il passe son enfance à Redon. De retour à Nantes, il se passionne dès sa jeunesse pour le théâtre qu’il va pratiquer à travers ses responsabilités dans le scoutisme (spectacle dans la cour du Château des Ducs dès 1939, édition de «Vent de galerne» en 1940, création du groupe «Tréteaux et terroir» en 1942) puis en suivant des cours d’art dramatique à Lyon. D’une manière générale, il est très attiré par la littérature et se lie d’amitié avec des noms comme Paul Fort, Florian Le Roy, René-Guy Cadou, Léon Chancerel...
Les bombardements de Nantes l’amènent à se replier sur Saint-Julien-de-Concelles et c’est alors le début de ses collectes sur les traditions populaires auprès des paysans et vignerons. Curieux de tout, il relève chansons, contes, danses... constituant ainsi un vaste réservoir dans lequel il puise, la guerre terminée, pour réaliser des émissions de radio.

En 1948, des vacances lui apportent la révélation du Finistère! Dès 1949, et pour concrétiser une complicté indéfectible avec des hommes comme Jean Le Minor ou Jos Le Doaré, il devient directeur artistique des fêtes du Bleun Brug qui eurent lieu cette année-là à Locronan...
Jusqu’en 1955, Bernard poursuit son itinérance en Bretagne pour les besoins de ses émissions de radio, de l’organisation des Bleun Brug et pour ses animations de cours de moniteurs de colonies de vacances.
Il devient alors délégué départemental au tourisme, à Quimper, avec ce que cela suppose de mise en place de documentation touristique culturelle, de valorisation de lieux et monuments (Circuit lumineux du Haut-Léon, Sud-Finistère, Cornouaille, Concarneau..., réalisation du musée bigouden de Pont-l’Abbé, etc...).
Dès cette époque, Bernard est impliqué dans l’organisation des Fêtes de Cornouaille, une aventure qui durera jusqu’à sa retraite en 1986.
En 1953, c’est le début de la longue vie du Jeu de saint Ronan et de la Troménie qui, depuis, tous les six ans, est repris par la population de Locronan...

Entré de plein pied dans les activité des associations culturelles bretonnes, il participe également aux travaux des sociétés savantes (Association bretonne, société archéologique du Finistère, puis, plus tard, Institut culturel)ou d’associations comme le Rotary Club.

En 1959, il démissionne de son poste de délégué au tourisme et se consacre à ses activités radiophoniques qu’il a continuées toute sa vie. Puis en 1961, il devient conseiller technique et pédagogique au Ministère de la Jeunesse et des Sports. Commence alors la grande série des «Livres vivants», de pays en pays, mettant en scène la culture et les artistes locaux. Et s’y ajoutent les conférences et interventions auprès des associations, les montages audiovisuels, les campagnes photographiques avec Jos Le Doaré pour illustrer ces montages, les expositions, les articles dans les journaux, et toujours ces émissions de radio (environ 400 au total)... émissions qu’il poursuivit jusqu’à la fin de sa vie, sur Radio-Rivages...
Tout comme il nous a quitté en laissant sur le métier deux ouvrages qui lui tenaient particulièrement à cœur, l’un sur Nantes «la mieux chantée», l’autre sur «Matilin an Dall»...

Connu et apprécié de tous, cette activité d’une vie au service de la Bretagne ne pouvait s’arrêter ainsi et c’est Bernard de Parades lui-même, en nous laissant des travaux en cours, qui nous guide vers de nouvelles réalisations.